Chers lecteurs,

Il y a cinq ans, le président Macron a décidé de confiner la France.

Il s’en est suivi une série de mesures délirantes, inefficaces, injustes.

On peut rappeler l’obligation débile de porter le masque en plein air, la liste ridicule des produits essentiels et ceux qui ne l’étaient pas, l’obligation de rester chez soi mais celle de sortir pour aller voter, on peut rappeler le scandale hallucinant des vaccins, les mensonges des journalistes mainstream, la propagande honteuse contre les solutions naturelles, tout ceci a existé et il faut s’en souvenir.

Mais il y une dimension où le seuil d’inhumanité a été franchi et, plus que toutes les autres absurdités de cette période, elle me paraît impardonnable : c’est l’absence de respect envers les morts et leurs proches.

Le journal Le Figaro a publié un formidable article portant ainsi sur le deuil impossible des familles dans cette période. Il raconté notamment l’histoire de Julie Grasset, dont le père est mort du covid :

« Il a été jeté dans une housse avec de la javel et mis en bière immédiatement. Je ne sais même pas comment il était vêtu »,

Après un transfert précipité du corps au funérarium de Châlons-en-Champagne, les employés des pompes funèbres ont refusé de l’attendre pour la crémation, sous prétexte qu’il y avait « un four libre »
 
Il lui a ensuite fallu attendre plusieurs semaines avant de récupérer les cendres : « C’était la veille de mes 37 ans. On m’a tendu l’urne en disant : “C’est votre père”, et c’est tout. Après cela, vous restez bloqué et terriblement seul. ».

Depuis, la jeune femme a créé l’association CoeurVide19 – dont le nom dit bien les choses -pour soutenir les familles de victimes de la pandémie.

Face à la peur de contamination, le « tout-sanitaire » a effacé jusqu’aux rites les plus ancestraux de l’histoire des hommes : l’adieu au visage, l’enterrement, la présence autour des défunts pour un dernier instant.

Est-ce qu’on mesure la violence épouvantable que cela a pu représenter ?

Laurent Frémont, lui, a été privé d’une dernière visite à son père, mort seul dans une clinique d’Aix-en-Provence à l’automne 2020.

« J’ai été empêché de voir mon père à la fin de sa vie et après sa mort. Non seulement on nous a volé des moments d’une importance inestimable, mais la perception du décès n’est pas tout à fait claire. Inconsciemment, je m’imagine qu’il va revenir ».

Seule sa mère a été autorisée, au prix d’intenses pressions sur la direction, à le voir une dernière fois, après le décès « dans des conditions indignes ». « C’était à la morgue, dans un tiroir entrouvert, et elle était encadrée par des personnels la surveillant…

Surveiller la femme d’un défunt…qu’est-ce que cela dit de notre société, si ce n’est qu’elle est devenue folle ?

Toujours dans l’article du Figaro, la journaliste Olivia Mokiejewski raconte elle avoir été bouleversée par la mort de sa grand-mère, décédée en 2020 à l’hôpital après avoir été « exfiltrée » de son Ehpad.

Grâce à l’humanité d’un soignant, elle a pu la voir une dernière fois par visio avant la mise en bière. « Cela semble incroyable aujourd’hui, mais, à l’époque, j’ai eu l’impression d’avoir de la chance ! »

D’autres familles se sont retrouvées à enquêter sur la mort de leur proche dont ils étaient sans nouvelles. Ils sont allés dans les hôpitaux, les Ehpad, une photo à la main pour essayer « pour savoir qui était de service le jour du décès, si quelqu’un se souvenait de la personne, quels étaient ses symptômes, dans quelles conditions la mort avait eu lieu, si elle avait souffert… »

Des histoires comme celles-ci, il en existe des milliers.

Et pendant toute la période du Covid, d’après Laurent Frémont, les ministres successifs n’ont rien fait « pour mettre fin à ces pratiques. Ils ont au contraire renouvelé avec beaucoup d’obstination leurs décrets funéraires qui constituent autant de transgressions inédites »

Aujourd’hui, aucun de ces décideurs n’a présenté d’excuses aux familles.

Au contraire, on les voit sur les plateaux de télévision où ils se félicitent de leur excellente gestion de la pandémie et envisagent sereinement la suite de leur carrière.

« On est des machines à oublier » se désolait l’écrivain Henri Barbusse dans son roman Le Feu, sur la première guerre mondiale.

Il n’a pas tort. Mais rien n’empêche, pour une fois, de le faire mentir. Non ?

Gabriel Combris