Chère lectrice, cher lecteur,
On a du mal, visiblement, à se décider sur l’euthanasie.
Nos législateurs tergiversent depuis des années sur un sujet qui ne propose que deux réponses : c’est oui ou c’est non. Il n’y a pas d’entre-deux.
Parfois, ils essaient de noyer le poisson en utilisant des mots moins « gênants », l’euthanasie devient le « droit à mourir dans la dignité ».
Mais il est difficile de planquer la poussière sous le tapis.
Euthanasier, quoi qu’on essaie d’en dire, ce n’est pas soigner, c’est tuer.
C’est faire un geste qui aura pour conséquence la mort d’un autre être humain. Et c’est pourquoi, même si on tourne autour des mots, cette perspective entre en contradiction avec l’idée de soigner…
Comment un soin pourrait-il consister à donner la mort ?
Les partisans de l’euthanasie argumenteront qu’il n’est parfois plus temps de soigner. Mais qu’il faut soulager à tout prix.
Il y a en ce moment même en Espagne, où l’euthanasie a été autorisée en 2021, une passe d’armes entre un père qui s’oppose à l’euthanasie de sa fille paraplégique de 24 ans1, et le gouvernement catalan qui soutient son « suicide assisté ».
La justice doit trancher prochainement.
Comment ne pas penser à l’histoire de Vincent Humbert, cet ancien infirmier devenu « patient tétraplégique », à la suite d’un accident de voiture en 20082.
Pendant plus de dix ans, cet homme est resté allongé sur un lit d’hôpital, sans pouvoir rien dire, rien faire, alors qu’au dessus de lui, médecins, experts, familles, avocats, politiques se déchiraient et alternaient entre décision d’arrêt et de reprise des soins, l’aide active à mourir n’étant pas légale.
Mais lui, que pensait-t-il ? Où était-il ? Avec nous, ailleurs ? Ces questions sont autant d’énigmes auxquelles la science, même la plus avancée, est toujours incapable de répondre.
Le cas de Vincent Lambert pose les limites de notre compréhension du monde. Alors bien sûr, on essaie d’agir malgré tout, mais nous avançons comme des aveugles. A tâtons, sans la moindre idée de la direction à suivre.
Vincent Lambert a fini par mourir 11 juillet 2019 après huit jours et demi de privation d’alimentation.
Et je crois que son histoire nous place tous devant la question immense de notre propre fragilité. Il est le miroir que nous avons peur de regarder. « Et moi, si ça m’arrivait ? »
Alors nous donnons notre avis. Nous dressons des frontières, des camps.
Certains s’empoignent, les avocats s’en mêlent, on parle au nom du malade. De ce qu’il voudrait, de ce qu’il ne voudrait pas.
Mais on n’en sait rien du tout.
Tout ce bruit n’existe que parce que nous avons peur de nous taire.
Peur aussi de regarder une réalité qui pulvérise parfois nos préjugés.
Demandons leur avis aux personnes concernées
Ainsi, une étude de l’Université de Liège, en Belgique, a été réalisée auprès de patients « emprisonnés dans leur corps », conscients mais totalement paralysés, et ne pouvant communiquer qu’en bougeant les yeux3.
Les chercheurs leur ont demandé s’ils se sentaient « heureux ».
Réponse : 72 % ont dit OUI !
???? Honnêtement devant un tel résultat, la réaction naturelle est de penser : « Mais comment est-ce possible ? »
Réponse de Steven Laureys, le neurologue qui a conduit l’étude :
« Cela peut paraître surprenant pour nous, de l’extérieur, mais certains patients font preuve d’une énorme capacité d’adaptation à leur nouvelle situation. »
« Beaucoup évaluent leur qualité de vie à un meilleur niveau que je n’aurais jugé la mienne !!! ».
C’est peu de dire que ce n’est pas exactement le genre de résultat auquel on s’attendrait.
Pour le professeur Adrian Owen, du centre d’études du cerveau de l’Université d’Ontario, « nous ne pouvons pas préjuger de ce que cela peut être que de vivre dans une de ces situations (végétatives), car beaucoup de patients trouvent leur bonheur dans des choses que nous ne pouvons tout simplement pas imaginer. »4
Sa conclusion : il n’y a pas de catégories fixes, comme l’écrivent les journaux, mais des états variables aux évolutions imprévisibles.
Aux Etats-Unis, dans les états qui ont légalisé le suicide assisté, le pourcentage des malades qui, à la fin de l’année, n’ont pas pris le poison mis à leur disposition – prescrit la même année ou auparavant – est loin d’être négligeable : de 34 % dans l’Oregon, il s’élève à 50 % dans le District of Columbia.
Comme le remarque Nietzsche dans Par-delà le bien et le mal, la pensée du suicide aide à passer bien des mauvaises nuits5…
Les tordus, les cassés, les abîmés, ont quelque chose d’essentiel à nous dire
Que peut-on faire d’autre que de simplement penser à tous ceux qui sont dans ces cas « limites ».
Hommes et femmes si différents de nous qui sommes valides, et pourtant si proches, frères et soeurs en humanité.
Les tordus, les cassés, les abîmés. Ceux dont je vous conseille de faire la rencontre bouleversante en allant voir le beau documentaire Lourdes, qui leur est consacré6.
Car nous avons énormément à apprendre d’eux, de ceux qui les soignent et les entourent.
Vincent Lambert est peut-être le plus connu de ces patients, mais ils seraient actuellement près de 1500 à vivre dans le même état. La légion des oubliés. Ces personnes qui se trouvent en « état végétatif chronique » ou de « conscience minimale » :
« Ces patients ont une conscience très limitée, voire inexistante, après avoir été victimes d’un traumatisme crânien ou d’un accident vasculaire cérébral. Le diagnostic définitif a été posé après leur sortie du coma artificiel dans lequel ils avaient été plongés. Leur état peut se prolonger des mois, voire des années ».
« Qu’il s’agisse d’état végétatif ou d’état de conscience minimale, les patients alternent des phases d’éveil et de sommeil. Mais l’état de conscience minimale se caractérise par l’existence de signes de conscience, totalement absents en cas d’état végétatif 7 ».
Voilà pour les « définitions ».
Les hôpitaux français compteraient un peu plus de mille lits consacrés à ces patients.
Les autres sont accueillis dans des structures différentes, mais aussi parfois à domicile, comme le footballeur Jean-Pierre Adams, un ancien de l’équipe de France tombé dans un profond coma à la suite d’une erreur d’anesthésie 8…
Sa femme a veillé sur lui jour après jour pendant 39 ans, jusqu’à sa mort.
Quelles sont les certitudes qui résistent, devant ces situations que rien, ni la science, ni l’argent, ni la gloire, ne peuvent changer d’un millimètre ?
Il n’y a que le grand mystère de la vie, de la souffrance, l’impuissance qui nous caractérise, nous les hommes, qui croyons tellement que nous avons explication à tout. Et qu’il existe seulement une explication rationnelle à tout.
Peut-être dans dix ans, dans vingt ans, la médecine et la science franchiront de nouvelles frontières, en effet, pour expliquer rationnellement ces cas d’état végétatif.
Peut-être saura-t-on les traiter ?
Peut-être pas.
Merci à ceux qui sont là
Et parce que le fait de poser toutes ces questions n’avance pas à grand chose, il faut le reconnaître, je crois que nous pouvons tous en revanche montrer le plus grand respect et le plus grand soutien à ceux qui traitent ces patients lourdement handicapés de la même façon qu’ils traiteraient un autre être humain.
Les infirmier(e)s, les soignant(e)s, les thérapeutes qui assurent au quotidien les soins de ces malades.
Les médecins qui savent poser les limites de leur action.
Les bénévoles, les anonymes, les familles, les proches.
Tous ceux qui à un moment ou à un autre tiennent une main, disent un mot gentil, font un sourire, ou se contentent simplement d’être là.
Là, aux côtés de Vincent et des autres, tous ces malades qui aujourd’hui nous rappellent que la fragilité, la faiblesse, sont le cœur vibrant de notre humanité.
Et vous, qu’en pensez-vous, dites-le-moi en commentaire ?
Santé !
Gabriel Combris
[1] https://www.leparisien.fr/societe/je-veux-en-finir-un-pere-tente-dempecher-leuthanasie-de-sa-fille-paraplegique-dans-une-affaire-historique-en-espagne-05-03-2025-HE6X7JWQ7RC3XNO6RZFFGMVTGY.php
[3] https://bmjopen.bmj.com/content/1/1/e000039
[4] https://www.newscientist.com/article/dn20162-most-locked-in-people-are-happy-survey-finds/
[5] https://www.lefigaro.fr/vox/societe/michel-houellebecq-euthanasie-bienvenue-dans-le-monde-de-soleil-vert-20230402
[6] https://www.youtube.com/watch?v=Ylh-ZXam2p4
[7] https://www.lemonde.fr/sante/article/2014/02/14/1500-personnes-dans-un-etat-proche-de-celui-de-vincent-lambert_4366808_1651302.html
[8] https://www.francetvinfo.fr/sports/foot/le-foot-m-a-tout-apporte-et-il-m-a-tout-repris-temoigne-bernadette-adams-la-femme-du-footballeur-plonge-dans-le-coma-depuis-36ans_2661582.html
Pour ma part si il n’y a pas de retour possible, le droit à l’euthanasie dois etre un droit fondamentale. Donc je préfère partir et ma femme aussi.
Je pense que chaque situation est différente, et qu en tous les cas , il faut respecter la volonté du malade, quelle qu’elle soit. Il s’agit de Sa vie, de Son corps. Il a le droit de changer d avis face à la décision qu’il aura prise. Mais en aucune façon, quelque instance que ce soit, ni la famille , ni les gens qui sont contre l euthanasie, ne doivent interférer. C est le patient qui souffre, J ai eu un cas , une dame qui voulait l euthanasie et y a renoncé parce que son mari voulait qu elle vive. lorsqu une personne renonce à l euthanasie demandez- vous, d abord, si la pression des autres n est pas la cause de cette décision. Le chiffres ne parlent pas de la souffrance. Je souhaite dire mon admiration à tous les soignants et bénévoles qui apportent leur aide et leur temps à aider tous ces malades.
Bonjour,
Je pense que l’Amour du Christ peut les soutenir les malades et leurs proches surtout en ce temps de carême…
Il n’y a pas de plus grand Amour et de plus grand réconfort que le Sien.
Dans le cas où les souffrances sont trop insupportables, pourquoi ne pas laisser le patient choisir son départ ?
Merci de votre analyse.
Entièrement d’accord.
Aucun d’entre nous ne sait comment il vivrait ds certaines situations, ni ce qu’il souhaiterait.
Ne pas légaliser pour tous. Rester attentif à chacun de ces patients…et mettre en place les moyens pour « accompagner » ces personnes et leurs familles.
Cordialement.
Bonjour,
Je pense qu’il est inutile de laisser souffrir une personne quand il n’y a pas d’espoir de guérison. D’ailleurs la personne elle-même, quand elle est lucide, demande souvent à en finir.
Je suis donc pour l’euthanasie quand il n’y a pas d’autre issue pour soulager la personne malade.
Salutations.
Personnellement je ne souhaite pas vivre comme un légume !
bonjour
le travail des soignants est très difficile. Après leur motivation et leur énergie du départ, ils s’usent assez vite. La fatigue, la routine s’installe.
( et même la maltraitance, il faut faire vite, le travail se fait en mode robot…) Et la reconnaissance des supérieurs est inexistante : le temps coûte cher.
Souvent les soignants (aides à domicile, aides soignantes, infirmière) sont dans la plainte,
sont en rivalité, (pour avoir l’impression d’avoir une place, se convaincre d’être mieux qu’une autre pour se rassurer)
le malade est loin de tout ça….
Et quand il n’ est plus en capacité d’être vigilant……..’
Bravo pour cette franchise ! Ayons le courage d’accepter la réalité et de respecter la vie quelle qu’elle soit. Être humain c’est protéger la vie, pas la tuer, accepter nos limites et pas se croire des tous puissants
Magnifique texte, superbe réflexion, merci pour cette belle humanité transmise
Je suis farouchement CONTRE le “droit” à l’euthanasie, car, quoi qu’en pensent les “woke” et autres cheveux bleus, il y a eu de fâcheux précédents chez ces braves Allemands dans les années 30/40, quand les “handicapés” mouraient, par simple coïncidence, de crise cardiaque dans des cliniques où leurs corps étaient incinérés et une urne contenant les cendres adressée à leurs familles…actuellement, c’est cette abomination qui a lieu au Canada où un gouvernement corrompu plonge les gens dans la misère et leur propose charitablement de se faire euthanasier pour ne plus souffrir des privations dues à leur état…Vu que le satanisme s’affiche sans vergogne dans “l’intelligentsia” mondialiste, je demande que cette monstruosité ne soit pas acceptée en France, et surtout, qu’elle ne soit pas inscrite dans la Constitution, qui a tendance à devenir, ces dernières décennies, le catalogue de la Redoute des idées les plus débiles!
Il me semble indispensable de developper la pratique des directives anticipées ! Cela amène à réfléchir à la question : et moi, qu’est-ce que je veux pour moi dans cette situation ? Même si les directives anticipées peuvent être modifiées à tout moment, elles amènent au moins à réfléchir à une question qu’on préfère en général éluder. G.K.
Bonjour, j’ai trouvé votre lettre informative excellente !
En réponse à votre question, je suis persuadée depuis longtemps que la médecine conventionnelle a ses limites dans les soins, voire guérisons en général et d’autant plus dans ces cas extrêmes, comas ou états végétatifs…
Je pense qu’avant d’envisager l’euthanasie, il serait pertinent d’essayer des traitements alternatifs naturels qui ont déjà fait leur preuve, ce qui m’avait marquée à l’époque, à l’instar du cas d’un jeune homme d’une vingtaine d’années, tombé dans un coma profond suite à un accident de la route, il y a une quinzaine d’années me semble-t-il, lequel s’en était sorti grâce à l’intervention de sa mère qui travaillait dans le milieu médical et qui avait exigé, (en ultime recours alors que la médecine ne donnait aucune chance de retour à la normale de l’état de santé de son fils), que l’on injecte à son fils de très fortes doses d’omega3 par intraveineuses sur plusieurs jours… Je ne me souviens plus de la quantité des doses ni de la durée de ce traitement mais je me souviens que cette mère avait sauvé son fils qui était sorti du coma profond et qui n’avait pratiquement pas de séquelles neurologiques à son réveil, à part quelques légères difficultés au niveau du langage !
Ce cas m’avait tellement marquée que depuis, je m’intéresse aux traitements naturels pour améliorer la santé et pour guérir toutes sortes de maladies même les plus graves alors que la médecine conventionnelle est impuissante et parle trop souvent de maladies soi-disant incurables !!!
En ce qui me concerne il y a au moins 40 ans que j ai donné la consigne suivante : en cas de perte de conscience dépassant 3 semaines débrancher tous les moyens de pseudo de survie ( appareils respiratoire ,nutritifs,assistances diverses… )et me laisser mourrir naturellement d anémie sans nouriture. Pas d acharnement thérapeutique grotesque ! Laisser faire la nature!!! et pas de dieu ni théorie de gourou idiot .
Merci pour vos articles et recherches
Personnellement j’ai prévu une aide à mourir 88 ans déjà je ne veux pas imposer aux miens un choix qui m’appartient pas d’acharnement thérapeutique Il faut savoir laisser la place à d’autres qui ont un avenir
Nous ne sommes pas habilité à supprimer la vie de quelqu’un. C’est un péché mortel. Vu le nombre de guérisons miraculeuses et les nombreuses apparitions et messages divins. PRIONS. Je suis une miraculée suite à des ratages d’interventionschirurchicales. 3 grosses anesthésies 3 semaines de suite puis une par mois, au total 12 anesthésies générales !
💕💕💕💕💕
Moi infirmière, j’ai appris à améliorer la Vie. De plus Chrétienne, je dois soulager la douleur et poursuivre la bienveillance jusqu’à la fin naturelle de la Vie du… Patient. C’est un accompagnement de la vie, en adoucissant les derniers moments.
Pour moi la question ne se pose même pas ! Comment un médecin pourrait-il seulement envisager une telle ignominie contraire à son serment !… La “souffrance” n’est que prétexte d’hypocrites pour avancer vers l’euthanasie car aujourd’hui il n’y a pas de souffrances qui ne soient maitrisables avec les drogues à disposition du corps médical. Ces nouveaux raisonnements inhumains ne font hélas pas avancer beaucoup l’humanité … que ceux et celles qui les proposent avec acharnement essayent tout bêtement de s’imaginer qu’un jour ils en seront peut être les acteurs actifs !
Bonjour,
Je suis contre l’euthanasie pour principalement deux raisons : 1ère : on ne doit pas tuer ni “se suicider” – 2ème : nous devons suivre la “vie” qui nous est donnée. On ne doit pas changer brutalement le cours de ce qui nous a été donné.
Je ne suis pas pratiquant. J’ai ici, la position de quelqu’un qui doit “accepter” les conditions dans lesquelles nous sommes, une “mort programmée par l’homme” modifie notre karma. Certes, ce n’est pas toujours facile d’accepter “notre sort”. J’ai 84 ans et a priori en bonne santé mais à cet âge tout peut changer rapidement.
Merci pour cet article. Je voulais seulement ajouter, la justice a refusé de hydrater Vincent Lambert.
Il est mort parce qu’il s’est intoxiqué par manque d’eau!!!!
Je suis une femme de 77ans pour moi personnellement ´´´´´´ je trouve que pendant notre vivant on pourrait remplir un dossier sur notre santé avec un service médical ,pourquoi retenir une vie qui n’a plus de sens ´´´´´ comme la maladie Alzheimer que nous redoutons , et bien d’autres maladies .au lieu d’aller dans une maison de retraite.dans les années à venir nous ne pourrons pas payer .et nos enfants non plus ……. La France ne s’occupe pas assez de nos personnes âgées . Merci.
Bonjour Gabriel ,
Merci pour ce beau message avec lequel je suis entièrement d’ accord. Les ” handicapés ” ont une sensibilité fascinante et sont bien plus interessants et profonds que la plupart des gens obsédés par le positif, la performance, de notre société actuelle, moche à bien des égards.
C’ est rare de voir là où est la beauté de la vie. Merci
Ce sujet est effectivement très vaste et extrêmement sensible.. Néanmoins, je CROIS qu’il faut voir au cas par cas. Laisser vivre les personnes ” enfermées dans leur corps “, pour moi, mais qui peuvent tout de même s’exprimer bougeant les yeux, c’est on.ne peut plus normal; mais qu’en est il de personnes atteintes de maladies très graves ( style cancer, ou maladie neuro dégénérative) pour lesquelles la médecine ne peut plus rien et qui souffrent atrocement ??
Faut-il les laisser souffrir jusqu’à ce que la mort les emporté “naturellement” ou peut on abréger leurs souffrances ?
Je songe à notre belle sœur, qui était atteinte d’un cancer et qui est partie, en mars 2010 au terme de souffrances devenues insupportables ?
je pense sincèrement que c’est à ces patients là qu’il faut proposer une solution pour 《partir dans la dignité 》.
Bonjour,
Son nom était Vincent HUMBERT.
Bonjour,
la fin de vie assistée est un souhait et une délivrance pour certains.
le/la concerné/e doit être décisionnaire de l’acte.
alain chevalier
Le suicide est et sera toujour un meurtre!
Monsieur Combis, j’ai 85ans! je vous ferai grâce de la liste de mes problèmes de santé, ajoutant simplement que je vis seule et que je vais devenir, en plus des maux dont je suis atteintes, aveugle dans un temps qui n’est pas défini mais apparemment pas très long donc plus autonome, ce qui m’obligera à entrer en Epahd.
Finir ma vie en Epahd, sanglée sur un fauteuil ou au fond d’un lit, sans voir, sans pouvoir bouger, n’ayant pour interlocuteurs que des soignants débordés de travail et plus ou moins empathiques, appelez-vous celà VIVRE???? Encore faut-il avoir les moyens de payer les mensualités de l’un de ces établissement “convenables” (3200 euros pour mon amie que j’ai accompagné jusqu’au 10 octobre 2024….)
Je peux comprendre et je suis heureuse pour ceux qui semblent apprécier la vie que leur impose leurs problèmes de santé, mais laissez les gens choisir leur mort .Arrêtons d’infantiliser les personnes âgées où non ( ceux atteints de la maladie de Charcot par ex qui réserve la pire mort qui soit, je sais de quoi je parle hélas.) en pensant ce qui est le mieux pour elles et laissons les si elles le peuvent “partir” sans souffrances . La Loi Léonetti ne le permet pas ! Mourir de faim et de soif avec les séquelles que cela entraîne ( crampes horribles, escarres, et j’en passe… car ça aussi je l’ai vécu auprès de mon époux )ne me semble pas être une forme de “mourir dans la dignité”. Aux objecteurs de conscience je répondrai que personne n’est obligé de se faire euthanasier, laisser chacun décider pour lui-même serait une bonne chose. Si l’on a la chance d’avoir un patrimoine qui le permet la Suisse l’offre pour 12000 euros !!! certains en France ont des “connaissances” qui leur permettent de s’en aller en douceur (avez-vous lu le livre de Noelle CHATELET : La dernière leçon. Je suppose que oui si non ne vous en privez-pas!! La vie est injuste jusque dans la mort !!!!
J’ai écrits mes directives anticipées e fin de vie…..sans trop d’illusions….mais elles sont claires et nettes. J’espère qu’elles seront respectées….(gros doute..)
Voilà Monsieur ce que je voulais vous dire. J’espère que vous comprendrez!!!
Veuillez agréer, mes plus sincères salutations.
bonjour , pour moi la dépendance d une autre personne me serait impossible
merci
MERCI
respect de toute vie quelqu’elle soit avec un déploiement des soins palliatifs en regardant la personne au cas par cas et pas seulement par rapport à une loi .
De même pour l’avortement, que les femmes concernées ne se sentent pas “coincées” par le temps trop court entre le désir ou le diagnostic sans assez de rencontre avec des psychologues et de pression de l’entourage (copains ,parents…)
Bonjour, je suis tout à fait d’accord avec vous.
J ai gardé mon papa pendant presque 3 ans et jamais ni lui ni moi n aurions eu recours à l euthanasie, jamais. Chaque bon moment passé ensemble même si ce n était pas toujours facile ni pour lui ni pour moi seront toujours très chers à mon cœur et je sais qu il en a été de même pour lui même s il n est plus auprès de moi aujourd hui. Il me manquera toujours.
Laurence.
Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir!…Et l’espoir fait vivre!
Je ne sais pas pour vous, vous faites ce que vous voulez, mais pour moi (et pour beaucoup de ceux qui m’entourent), il est hors de question de me retrouver grabataire, dans un lit, décharné, nourri à la becquée, torché jour et nuit par des inconnus, incapable de reconnaître mes proches, sans aucun espoir d’amélioration. Je partirai avant, volontairement, et je veux qu’on me donne les moyens de le faire.
Et si possible, dans la joie et la bonne humeur, entouré de tous ceux qui m’aiment.
Et ne me parlez surtout pas de soins palliatifs, (toujours et uniquement en ce qui me concerne) ils font un super boulot, mais j’ai rencontré trop de médecins de soins palliatifs, imbus d’eux-même, noyés sous la religiosité, qui savent mieux que le patient lui-même ce qu’il pense au fin fond de lui-même.
Si par malheur je devais me trouver dans un “état végétatif” définitif, pour rien au monde je souhaiterais que l’on s’obstine à me maintenir en vie…..Je voudrais que l’on m’aide à partir dignement, sans la moindre hésitation….
la vie est un don de Dieu , et personne n’a le droit ou l’autorité d’enlever ce que Dieu donne ; Dieu seul a ce droit ; la vie n’appartient pas à l’homme pour qu’il se donne le droit d’agir sur elle , mais elle appartient à Dieu , qui en est le Maître ; l’homme ou l’humain ne doit pas prendre la place de Dieu ; l’homme a reçu de de la part de Dieu des devoirs et des responsabilités , clairement définis dans la Bible , et c’est ce à quoi il doit s’en tenir , sans aller au delà ; il y a des choses qui sont du domaine de Dieu , Dieu ayant transmis à l’homme ce qui relève de son domaine , et dans auquel il doit s’en tenir
Bravo, vous posez bien le problème.
Mou qui trouve souvent vos messages trop longs, trop lourds, avec trop d’explications, je suis heureuse et captivée par ce que je viens lire. Votre tolérance au doute et ignorance du ressenti du malade me conforte dans ce que je pense. Tout comme vous, je me demande bien souvent ce que à quoi l on pense et ressent dans un état végétatif et qu’elle décision prendrions nous pour nous même.
Nous venons de vivre la situation d un parent en Hollande qui avant d être malade disait qu il demanderait d être assisté si il avait besoin. Et lors de sa maladie n a jamais utilisé le produit mis à sa disposition pour partir et en finir. Avant la mort, nous avons la vie que nous avons bien du mal de quitter.
Dans l’aide active à mourir, il n’est pas question de prendre une décision sans l’avis de l’intéressé possédant toutes ses capacités intellectuelles. Ceci suppose la rédaction de “directives anticipées” en pleine conscience car il s’agit d’un choix idéologique. La position des religions chrétiennes est archaïque car elle ne fait que reconduire les idées d’une époque où le choix ne se posait pas dans les circonstances actuelles : aujourd’hui il est possible d’établir un pronostic fatal à court terme et donc de prendre une décision d’écourter l’agonie à condition que ce soit le choix de l’intéressé. D’où l’importance de la rédaction des “directives anticipées”. Cette notion doit être prise en compte dans le débat.
Quant aux patients « pris au dépourvu » car atteints d’une maladie incurable et douloureuse, sans « directives anticipées », le choix est plus difficile. Il faut alors la coopération de l’entourage pour prendre une décision.
Ayant exercé la médecine de soins pendant une soixantaine d’années, j’ai pu constater que certains confrères prenaient leurs distances vis-à-vis de leurs patients quand un pronostic fatal à court terme était établi. Au point de ne plus vouloir entrer dans la chambre.
Quant aux soins palliatifs, le manque chronique de lits fait que beaucoup de patients qui pourraient en bénéficier n’y ont malheureusement pas accès.
Chacun doit décider pour soi.
Mais si aucune directive n’a été laissée par une personne, tout est fonction de la conscience de chacun mais quand quelqu’un souffre, il faut abréger les souffrances. Pourquoi ne ferait-on pas pour un humain ce que l’on fait pour un animal que l’on aime ?
Maintenant il est certain que tout le monde ne cherche pas à être euthanasié.
Mais si on savait avoir le choix arrivé le moment que l’on juge venu, nous serions davantage sereins il me semble
Je sais qu’il y a une question d’héritages et d’abus mais il faudrait arrêter de nous traiter comme des incapables et nous laisser agir en fonction de nos souhaits, surtout le souhait ultime
Personnellement je souhaiterais avoir dans une boîte une pilule létale qui me ferait partir sans souffrir le moment que je jugerais venu. Je ne suis absolument pas suicidaire mais quand j’arriverai à un grand âge, si je suis une charge pour ma famille et que je ne me supporte plus je serais plus tranquille de savoir que ce moyen existe. Mes obsèques sont réglées depuis déjà 20 ans de manière à ne pas avoir à faire supporter cette dépense à ma famille
Bonjour, je suis infirmière en service de soins palliatifs au Québec depuis plusieurs années.
Nous pratiquons l’aide médicale à mourir plusieurs fois par semaine.
cependant, les conditions d’admissibilité pour ce SOIN sont strictes : entre autres, la personne doit être apte au consentement. Donc les personnes en situation végétative ne peuvent pas en bénéficier.
Personnellement, je trouve ça bénéfique pour la personne et pour la société de mettre fin à leurs jours plutôt que d’endurer des douleurs atroces.
Il s’agit là de personnes qui sont en soins palliatifs. leurs jours sont comptés.
merci pour vos lettres !
Cordialement,
Élodie.
Seul, un regard tourné vers des forces proposées par un Au-delà peut donner un sens à ce que l’humanité ne sait comprendre.
Courage ou supplice assisté sont sans doute tout autant des mots indécents.
Qui oserait dire qu’un réel apaisement de nos esprits “entiers” ne nous a pas atteints
lorsque Vincent est “parti”.
Aurait-il lui-même demandé la mort ; c’est ce que sa maman a laissé dire.
L’être humain naît, vit, meurt depuis des temps immémoriaux. Pourquoi, maintenant, les passions se déchaînent-elle autour du comment mourir “dignement” si l’on souffre trop ? Et ça veut dire quoi trop souffrir ? Que fait-on pour ces gens qui meurent chaque jour sous les bombardements après avoir, souvent, subi les privations, la peur, l’humiliation, avoir vécu un enfer sur terre ?
C’est quoi, ce délire ? Ne sommes-nous pas capables d’attendre plus sereinement que notre heure arrive ? Car elle arrivera, inéluctablement. Pourquoi vouloir anticiper le moment de la mort ? Accompagner les gens qui souffrent, les rassurer quant à ce qui les attend, oui.
Je pense que l’euthanasie est une dérive malsaine dans nos pays qui ont perdu le sens du spirituel. Pourquoi sommes nous sur Terre, que venons nous y faire ? Nous ne savons pas, plus, que la Terre est un lieu de passage, d’apprentissage pour continuer à évoluer, grandir en tant qu’êtres humains d’essence divine. Notre esprit est une étincelle immortelle, et notre âme doit grandir, devenir de plus en plus consciente q’elle fait partie d’un tout.